Dans le 6e, les étudiants passent vite des bouquins aux draps
Je me souviens d’une soirée où tout a basculé dans le 6e. J’étais sorti des cours à la Sorbonne, rincé par une journée interminable de séminaires. Un pote m’avait proposé une pinte au pub de la rue Soufflot, là où tous les étudiants du quartier Latin traînent. J’y ai retrouvé une ambiance électrique, pleine de jeunes qui parlaient fort, qui riaient, et qui se touchaient déjà du regard comme s’ils savaient que la nuit allait mal tourner.
C’est là que j’ai croisé Julie. Brune, lunettes rondes, jean taille haute et un pull trop large qui cachait mal ses formes. On s’est accroché direct, elle m’a balancé en riant : « Toi, tu fais plus de sport que de révisions, non ? » J’ai haussé les épaules, elle m’a touché le bras en mode taquine. J’ai senti qu’elle cherchait le contact, qu’elle voulait voir jusqu’où ça pouvait aller.
On a bu deux bières, puis trois. Dehors, la nuit était tombée, les pavés de la rue Saint-Jacques brillaient sous les lampadaires. Elle m’a dit qu’elle en avait marre du bruit et qu’elle voulait marcher un peu. On a traversé le boulevard Saint-Michel et on s’est posé au Jardin du Luxembourg. Personne autour, juste nous et quelques bancs humides. Elle s’est assise, a tiré sur ma manche pour que je vienne contre elle, et m’a embrassé comme si elle me voulait depuis des semaines.
Ses mains se sont glissées sous mon t-shirt, les siennes étaient froides mais décidées. Je l’ai plaquée doucement contre le dossier du banc, et j’ai senti qu’elle n’avait plus aucune patience. Elle a déboutonné mon jean, ses doigts tremblaient un peu mais son regard brûlait. Moi, j’ai passé ma main sous son pull et j’ai découvert qu’elle ne portait pas de soutien-gorge. Ses tétons durs m’ont électrisé, et elle a gémi dans ma bouche quand je les ai pincés.
À ce moment-là, elle m’a chuchoté : « Viens, pas ici… » On s’est relevés, presque en courant, et on a traversé le jardin jusqu’à la résidence étudiante près de Vavin où elle logeait. Dans l’ascenseur, elle s’est collée contre moi, sa main déjà sur ma bite, me caressant sans gêne. Arrivés à son étage, elle a à peine eu le temps d’ouvrir la porte que je l’avais déjà soulevée contre le mur. Elle a enroulé ses jambes autour de ma taille, et j’ai plongé en elle sans attendre, brut, animal, comme si ça faisait des mois que j’étais en manque.
On a baisé contre le mur, puis sur son petit lit d’étudiante qui grinçait à chaque coup de reins. Elle gémissait fort, le visage enfoui dans mon cou, et me griffait le dos en me suppliant d’aller plus vite. À un moment, elle s’est mise à califourchon, m’a chevauché en me regardant droit dans les yeux, ses seins rebondissant à chaque mouvement. Elle contrôlait tout, elle voulait me faire jouir sous son rythme à elle, et je n’ai pas résisté longtemps.
Quand je me suis vidé en elle, elle a éclaté de rire, allongée sur moi, encore haletante. Elle a murmuré : « Voilà ce que j’appelle une révision efficace. » On s’est endormis collés, et au matin, le bruit des bus sur le boulevard Montparnasse nous a réveillés.
Depuis, chaque fois que je repasse devant le Jardin du Luxembourg, j’ai ce flash de Julie, ses lèvres contre les miennes, et cette montée fulgurante qui nous a fait passer d’un simple verre entre étudiants à une nuit qu’aucun de nous deux n’oubliera.